
Je suis intervenu à l’Assemblée nationale, mardi 19 janvier dans la soirée, sur le projet de réforme territoriale voulue par Nicolas Sarkozy. Ce projet de loi soumis à la discussion en procédure accélérée constitue une véritable régression. Pire : une « forfaiture législative ». La motivation de ce texte n’est que de préparer ni plus, ni moins la plus grande manipulation électorale de la Ve République qui n’en a pourtant pas été avare. En guise de grande ambition territoriale, cette loi d’arrière-pensée ne vise qu’à couvrir un véritable hold-up politique au profit du parti majoritaire : redécoupage de tous les cantons et instauration d’un mode de scrutin qui fait fi des traditions républicaines comme du principe de parité homme-femme pourtant inscrit dans notre Constitution. Qui peut croire que le futur Conseiller territorial, cumulard institutionnel, conseiller général en début de semaine et conseiller régional en fin de semaine pourra faire vivre correctement ces deux assemblées aux compétences et à l’esprit si différent ? Les Français ont besoin des Régions parce qu’elles font la preuve concrète de l’efficacité de leur action. Elles sont une forme moderne de mise en œuvre des politiques publiques. Notre pays a besoin des Régions fortes, à l’instar des grands pays européens pour préparer l’avenir et inventer la France de demain. C’est pourquoi, il faut dire non à ce premier projet de loi et porter un coup d’arrêt à une contre-réforme anti-démocratique et rétrograde.


1 commentaires:
Je vous suis complétement ! L'indépendance des collectivités doit être aussi financière ! En outre, le gouvernement nous fait croire que ces mesures sont faites pour booster l'économie, or les collectivités étant les principaux investisseurs en France, et couper les financements revient a imposer une baisse des investissements et donc de l'activité...
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