Les manuscrits de Tombouctou témoignent de l’incroyable richesse des cultures sub-sahariennes. Depuis 2008, la Région soutient l’INSA dans son programme de numérisation de ce patrimoine universel. Suite à l’occupation tragique que subissent les populations du nord Mali depuis le mois de mars dernier, ce programme a dû s’interrompre. Alors que la France vient de répondre à la demande d’appui du gouvernement malien pour le retour de la paix et de la souveraineté de son territoire, la publication du « Roman d’Alexandre à Tombouctou », rendu possible par le travail de l’INSA conjugué à celui de l’ENS pour la traduction sonne comme un camouflet infligés aux forces de l’obscurantisme.
jeudi 24 janvier 2013
vendredi 11 janvier 2013
"Anticiper, oser, rassembler, tels sont les vœux que je formule pour 2013 et qui guident déjà l'ensemble de notre action"
Voici le discours prononcé lors de la cérémonie des voeux à l'Hôtel de Région.
J’ai plaisir à vous accueillir pour la seconde fois dans notre hôtel de Région à l’occasion d’une nouvelle année. Je vous exprime ma gratitude pour votre présence et pour l’engagement que vous témoignez à travers vos responsabilités, en faveur de notre Région.
J’ai plaisir à vous accueillir pour la seconde fois dans notre hôtel de Région à l’occasion d’une nouvelle année. Je vous exprime ma gratitude pour votre présence et pour l’engagement que vous témoignez à travers vos responsabilités, en faveur de notre Région.
Sur notre plateau d’exposition, vous pourrez, si vous ne l’avez encore fait découvrir les photographies de Raymond DEPARDON. Les paysages, qu’il a saisis et dont l’un a donné lieu à notre carte de vœux, nous renvoient à une image de la France où se mêlent authenticité et bonheur. Il est réconfortant de se plonger dans ces décors immuables et poétiques qui ramènent une part de sérénité, force nécessaire pour affronter la récession qui frappe en Europe. A l’aube de 2013, nous aimerions pouvoir tourner la page des difficultés, remettre les compteurs à zéro et donner à notre panorama économique et social cette douceur de vivre captée par le grand photographe caladois.
Avec une hausse de près de 12% du chômage et les nombreux plans sociaux, 2012 aura connu des heures noires. C’est dans ce contexte difficile que s’esquisse 2013. Pour nombre de familles et d’entreprises, l’année débute dans l’inquiétude avec le sentiment que la crise a déjà duré longtemps et que le bout du tunnel est encore loin. Rhône-Alpes, première région industrielle de France, n’est pas épargnée. Songez que la Région a perdu un quart de ses effectifs industriels au cours de ces vingt dernières années.
Elle résiste pourtant mieux que d’autres avec une meilleure dynamique d’emploi, une progression des exportations, une balance commerciale qui se redresse nettement… et une bonne santé financière puisque notre institution conserve son triple A. S’il convient de s’en réjouir comme de toute bonne nouvelle, la prudence demeure la règle car, dans un monde en crise, les indicateurs sont eux aussi fragiles.
Dans cette situation, « Faire gagner Rhône-Alpes » est la volonté des élus régionaux et la finalité de nos politiques régionales. Anticiper, oser, rassembler : tels sont les vœux que je formule en ces premiers jours de janvier et qui guident déjà l’ensemble de notre action.
vendredi 14 décembre 2012
Le "AAA" de Rhône-Alpes confirmé
L’agence de notation Fitch Ratings vient de confirmer la notation « AAA perspective négative » de la Région Rhône-Alpes, soit la meilleure note actuelle en France. Cette décision est motivée par :
- un endettement modéré correspondant aux capacités de remboursement de la collectivité,
- l’absence d’emprunt toxique, expression d’une gestion de la dette active et prudente,
- la maîtrise des dépenses de fonctionnement,
- ainsi que par la solidité du profil socio-économique de la région.
Dans sa conclusion, l’agence Fitch Ratings considère que « la gestion financière de la région est efficace, notamment en termes de construction des prospectives, ce qui lui permet de piloter efficacement ses objectifs budgétaires à moyen terme ».
Je me réjouis de cette annonce. Celle-ci démontre que la gestion régionale que nous menons, vertueuse et solide, permet de maintenir nos capacités d’actions pour préparer l’avenir de Rhône-Alpes en procédant aux investissements nécessaires.
Grâce à des marges de manœuvre préservées, nous pourrons continuer d’afficher de grandes ambitions pour la jeunesse, l’économie et l’emploi en Rhône-Alpes.
Nous poursuivrons nos actions en faveur de la recherche et de l’enseignement supérieur pour lesquelles la Région a consacré plus d’un milliard d’euros depuis 2005. Ces domaines représentent, en 2012, 40% des dépenses régionales non obligatoires.
Nous pourrons aussi soutenir le redressement du tissu industriel de Rhône-Alpes en favorisant l’innovation et le développement à l’international.
- un endettement modéré correspondant aux capacités de remboursement de la collectivité,
- l’absence d’emprunt toxique, expression d’une gestion de la dette active et prudente,
- la maîtrise des dépenses de fonctionnement,
- ainsi que par la solidité du profil socio-économique de la région.
Dans sa conclusion, l’agence Fitch Ratings considère que « la gestion financière de la région est efficace, notamment en termes de construction des prospectives, ce qui lui permet de piloter efficacement ses objectifs budgétaires à moyen terme ».
Je me réjouis de cette annonce. Celle-ci démontre que la gestion régionale que nous menons, vertueuse et solide, permet de maintenir nos capacités d’actions pour préparer l’avenir de Rhône-Alpes en procédant aux investissements nécessaires.
Grâce à des marges de manœuvre préservées, nous pourrons continuer d’afficher de grandes ambitions pour la jeunesse, l’économie et l’emploi en Rhône-Alpes.
Nous poursuivrons nos actions en faveur de la recherche et de l’enseignement supérieur pour lesquelles la Région a consacré plus d’un milliard d’euros depuis 2005. Ces domaines représentent, en 2012, 40% des dépenses régionales non obligatoires.
Nous pourrons aussi soutenir le redressement du tissu industriel de Rhône-Alpes en favorisant l’innovation et le développement à l’international.
vendredi 16 novembre 2012
Raymond DEPARDON : un témoin de son temps, un guetteur infatigable
L’Hôtel de Région accueille « La France de Raymond DEPARDON », une exposition présentée à la Bibliothèque Nationale de France à l’automne 2010.
Henri Cartier-BRESSON, autre grand photographe, qui fut l’un des fondateurs de l’agence Magnum Photos, avec Robert CAPA, George RODGER et David SEYMOUR, disait que « photographier c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’oeil et le coeur. ». Raymond DEPARDON peut faire sienne cette maxime, l’apparente simplicité de ses images, révèle une belle intelligence du sujet et une humanité, qui se tient à distance de tout voyeurisme. C’est un témoin de son temps et un guetteur infatigable.
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| Avec Raymond DEPARDON sur le Plateau, espace d'exposition de l'Hôtel de Région |
« Enfant du pays », né à Villefranche-sur-Saône, Raymond DEPARDON a passé son enfance dans la ferme familiale, la Ferme du Garet, avant de «monter à Paris» pour devenir photo-reporter dans un premier temps et faire ensuite la carrière qu’on lui connaît.
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© Raymond Depardon/Magnum Photos/CNAP
Commercy, Meuse, 2007
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Depuis la rencontre avec son premier appareil photo, Raymond DEPARDON a bâti une œuvre majeure, tant dans la photographie, que dans le film documentaire, dont il est un des maîtres incontestés. Grand reporter il a couvert des évènements politiques marquants, il s’est rendu sur des zones de conflits et s’est attaché à témoigner des grandes crises humanitaires de notre temps.
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| « La France de Raymond Depardon »
© Raymond Depardon/Magnum Photos/CNAP Chamonix, Rhône-Alpes, 2009 |
Il a gardé de son enfance à la Ferme du Garet une attention particulière à l’empreinte des hommes sur le territoire.
Son travail dans le cadre de la Mission photographique de la DATAR, puis pour l’Observatoire photographique du paysage révèle sa sensibilité aux transformations urbanistiques de la deuxième moitié du XXème siècle.
Dès 2004, il se lance un défi : celui de photographier seul, à la chambre 20x25 « la France des sous-préfectures », comme il l’écrit. A l’instar d’Eugène ATGET, qui, au début du XXème siècle, a parcouru Paris en proie à une modernisation effrénée, pour saisir les derniers moments de quartiers en pleine mutation.
A travers la quarantaine de photographies de grand format qui seront exposées jusqu’en mars 2013, je vous invite à découvrir un artiste de premier plan dont le regard aiguisé est grand ouvert sur le monde.
Henri Cartier-BRESSON, autre grand photographe, qui fut l’un des fondateurs de l’agence Magnum Photos, avec Robert CAPA, George RODGER et David SEYMOUR, disait que « photographier c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’oeil et le coeur. ». Raymond DEPARDON peut faire sienne cette maxime, l’apparente simplicité de ses images, révèle une belle intelligence du sujet et une humanité, qui se tient à distance de tout voyeurisme. C’est un témoin de son temps et un guetteur infatigable.mercredi 14 novembre 2012
Non cumul des mandats : Plus loin, plus vite
Tribune parue dans libération le 14 novembre 2012 :
Les conclusions du rapport Jospin visant à «la rénovation de notre vie publique» se sont inévitablement polarisées sur la mesure phare, plus qu'attendue : l’interdiction du cumul d’un mandat parlementaire avec une fonction exécutive locale. Les arguments ont été échangés à satiété. N’en doutons pas. Ils seront encore déclinés sur tous les registres, jusqu'à la présentation du projet de loi annoncé en prélude des élections municipales de 2014. Les partisans d’une disposition stricte continueront à invoquer la nécessité d’avoir des législateurs à plein-temps et d’éviter l’asphyxie de la représentation démocratique. Les détracteurs souligneront le besoin d’un ancrage local afin d’exprimer les réalités de terrain, et de limiter la profusion de lois désincarnées.
Exception française, anomalie parmi les grandes démocraties occidentales, il serait pourtant injuste de réduire le cumul des mandats à l’appétit effréné de pouvoirs et de reconnaissance des élus. Il a aussi un double fondement. D’abord, la centralisation dont il est l’antidote. Puisque les pouvoirs sont concentrés à Paris, la meilleure façon de se faire entendre pour un maire, un président de département ou de région, n’est-il pas d’exercer un mandat parlementaire !
Rompre avec le cumul passe à l’évidence par une vraie décentralisation. Sinon se perpétuera le mouvement séculaire initié par Louis XIV. Versailles n’est plus, mais la fréquentation du Palais-Bourbon ou du Palais du Luxembourg lui ressemble furieusement.
Le second fondement tient à l’insuffisance du statut des élus qui assument les responsabilités à la tête de grandes collectivités. Le législateur a heureusement organisé le plafonnement des indemnités, versées en cas de cumul. Mais, aujourd’hui, 59 % des députés et 58 % des sénateurs exercent des fonctions exécutives, le plus souvent à la tête de collectivités locales. Ne trouvent-ils pas ainsi un complément financier et un régime de retraite plus favorable ? On a là une des raisons les plus méconnues du cumul : la recherche d’un statut à la fois plus stable et correctement rémunérateur.
Pour mettre véritablement en œuvre le non-cumul des mandats, trois mesures s’imposent à mes yeux :
1) Réduire le nombre de parlementaires, à la mesure de législateurs à temps plein. Faut-il dans ces conditions maintenir une représentation de 577 députés et de 348 sénateurs ? A l’évidence, puisque le mal récurrent de l’absentéisme sera endigué, leur nombre pourrait être ramené à 400 députés et 250 sénateurs. Réduit, le Parlement légiférera mieux et les parlementaires, à l’instar de leurs homologues américains ou allemands en tireront plus de prestige.
2) Profiter de cette réduction pour accorder aux maires de grandes villes (celles de plus de 80 000 habitants), aux présidents de conseils généraux et de conseils régionaux, le même régime indemnitaire et de retraite que les parlementaires. Le Sénat, l’assemblée des collectivités territoriales, pourrait être chargé de la gestion de ces indemnités dont le coût serait couvert par la réduction du nombre de parlementaires.
3) Instaurer le principe d’une limitation des mandats dans le temps, sujet que n’a pas abordé la commission Jospin. On peut facilement imaginer qu’un grand élu local consacre une part de sa vie politique à un mandat national. Prévoir par exemple une limitation de trois mandats locaux, ou de deux mandats successifs d’exécutif local suivi d’un ou deux mandats de parlementaire, pourrait contribuer au renouvellement des responsables politiques. Le sujet reste tabou, il est pourtant en vigueur dans les pays qui nous sont proches.
François Hollande aurait qualifié de «téméraires» les propositions de la commission Jospin. En la matière, comme dans bien d’autres, ne doit-il pas aller plus loin, plus vite, même au prix d’un électrochoc ?
lundi 2 juillet 2012
Un nouveau trésor archéologique en Rhône-Alpes
Avec Jean François TORRIONE, Président de la Société Archéologique de Bron et Matthieu POUX , archéologue, responsable du site des Buissières, j’ai visité sur la commune de Panossas en Isère, un chantier de fouilles archéologiques de première importance, laissant apparaître notamment un bassin avec revêtement de marbre et une abside avec enduit peint suggérant un luxueux balnéaire pouvant appartenir à la partie résidentielle d’un grand domaine. Ce chantier de fouilles va se poursuivre durant trois ans et pourrait consacrer un site de toute première importance en Rhône-Alpes , mais aussi en France.
jeudi 28 juin 2012
Grand Genève : une nouvelle étape forte de symboles
C’est avec une grande joie, que j’ai participé aujourd’hui à la signature de la Charte II du projet d’agglomération franco-valdo-genevois (Grand Genève), lors d’une cérémonie organisée sur le lac Léman, en Suisse et en France.
Cette journée, dans un cadre magnifique, était forte de deux symboles.
En 2007, lors de la signature du premier projet d’agglomération, nous étions restés à quai. Aujourd’hui, nous avons navigué en partant de Genève, pour rejoindre la France et le beau village d’Yvoire, puis le Canton de Vaud à Nyon. Ces traversées illustrent la dynamique concrète du Grand Genève. Le temps politique doit être en phase avec le temps des citoyens qui franchissent quotidiennement la frontière pour travailler, se former ou se divertir. Je suis convaincu que la Région Rhône-Alpes en insistant dès 2005 sur la nécessité d' « aller de l’avant ! » a contribué à faire avancer les choses. Le fait que nous soyons tous réunis pour cette traversée sur le Léman est une belle démonstration de cette volonté commune.
Cette journée est aussi placée sous le signe du tricentenaire de Jean-Jacques Rousseau, né à Genève, le 28 juin 1712, qui a diffusé les principes fondateurs d'égalité, de respect de la nature et démocratie. Le Promeneur solitaire arpentait à pied les paysages de nos montagnes. Aujourd'hui toute la Région Rhône-Alpes célèbre son 300ème anniversaire par de nombreuses manifestations. Ce citoyen genevois qui a tant apporté à la France, constitue encore un trait d’union entre la France et la Suisse.
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